Mise en valeur des rebus forestiers et reforestation des espaces dégradés en Afrique centrale

Le présent projet découle aussi bien des différentes plaintes (manque en infrastructures socioéconomiques de base, déforestation, pauvreté, etc.) collectées par le GWP-CAf dans les plateformes de dialogue de GIRE mis en place dans les pays de l’Afrique centrale que du deuxième objectif de la stratégie 2009-2013 du GWP ayant pour objectif de faire face aux défis majeurs en termes de développement tels que le changement climatique, la production alimentaire et tout autre défis émergent.

Ce projet qui a pour objectif l’optimisation de l’exploitation des ressources forestières et la lutte contre le changement climatique et ses effets en Afrique centrale est en conformité avec les politiques et stratégies tant régionales que nationales sur la gestion durable des ressources forestières et la lutte contre la pauvreté dans de la région.

Le projet vise d’une part de ralentir la déforestation en ramenant le taux de rebus forestier de 75% aujourd’hui à 25% en 2014 par la transformation des rebus dans les sites pilotes, de lutter contre l’agriculture itinérante et réduire de 50% les espaces dégradés par l’agroforesterie à l’horizon 2014. D’autre part, le projet ambitionne de lutter contre la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie des populations en ramenant le seuil de pauvreté des communautés de 74.4% (IDH 2010) à 30% à l’horizon 2014 par la commercialisation des produits issus de l’exploitation des rebus et de l’agroforesterie, le développement d’infrastructures socioéconomiques et la mise en place d’un fond tournant pour l’accompagnement des populations dans les actions d’amélioration de leur cadre de vie.

Le cout total du projet est estimé à 1.793.914 Euro. Le projet sera financé conjointement par le FFBC à hauteur de 1.500.000 € (84%), le GWP-CAf prendra en 293.194 € (16 %). La durée du projet est de trois (3) ans.

Les bénéficiaires principaux de ce projet seront 15 communautés forestières d’Afrique centrale riveraines de concessions forestières, soit une population d’environ 2.250 habitants, à travers la dotation de scieries mobiles et de pratiques diverses d’agroforesterie qui permettrons la création d’emplois (600 emplois directs et 700 indirects). Ces bénéficiaires recevront la formation à l’usage et à la maintenance de ces outils, l’assistance dans la mise en œuvre d’actions de commercialisation des rebus forestiers transformés, la mise en place de plantations, la construction d’ouvrages, le reboisement des sites.

Par ce projet, les Etats et la communauté internationale, quant à eux, bénéficieront d’un appui dans leurs efforts de lutte contre la déforestation, la protection des écosystèmes, la réduction des émissions des gaz à effet de serre et la lutte contre la pauvreté. En fait, les Etats bénéficieront d’une augmentation des leurs revenus (recettes et taxes spécialement pour les communes), d’une réduction du chômage, participeront à l’atteinte des objectifs liés à la déforestation, à la réduction des rebus forestiers et la lutte contre la pauvreté. Enfin, le projet participe, dans un contexte de changements climatiques, à la lutte contre la déforestation, la protection des écosystèmes, la réduction de l’émission des gaz à effet de serre.