Unesco-Yaoundé et GWP-Cameroun s’associent pour faire avancer la GIRE au Cameroun.

Le bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale et le GWP-Cameroun ont organisé à Mbalmayo, Cameroun du 13 au 16 juin 2016, un atelier de renforcement des capacités des experts et responsables des institutions  nationales sur le concept, les principes et les outils de l’approche Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) pour la gestion et le développement des ressources en eau, dans le contexte particulier des changements climatiques au Cameroun.

 

L’atelier a regroupé une vingtaine de participants, issus du Ministère de l’eau et de l’Energie, (MINEE) Ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT), Ministère de l’agriculture et du développement rural (MINADER), Ministère de l’Administration territoriale et décentralisation  (MINATD), Ministère de l’Elevage, des Pêches et Industries Animales (MINEPIA), Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), de cinq  organisations de la société civile  dont trois sont partenaires formelles du GWP-Cmr ainsi que des représentants des communes urbaines de Yaoundé et Douala. Les travaux ont  aussi été facilités par l’Université de Dschang, un des partenaires du réseau national.

 

Cette rencontre avait pour objectif principal de permettre aux parties prenantes d’améliorer la coordination des activités GIRE et  de celles liées aux changements climatiques. A cet objectif  se sont alignés l’amélioration de participation de qualité des parties prenantes clés impliquées dans le processus d’élaboration du Plan d’Action National pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PANGIRE) et les échanges sur les liens entre les ODD et le changement climatique ainsi que la conduite d’un processus de planification GIRE, aux fins d’avoir une meilleure appréciation du processus GIRE du Cameroun et de son évolution.

 

Quatre jours durant, des présentations ont été faites au tour quatre principaux  modules comme  l’Introduction à la GIRE ; la planification et la mise en œuvre de la GIRE ; la participation effective et de qualité des acteurs au processus enfin le suivi des ressources en eau.

 

Ces modules ont été à leur tour déclinés sous plusieurs thèmes comme  la problématique des ressources en eau dans le Monde, en Afrique et au Cameroun  en relation avec le Programme Hydrologique International (PHI) de l’UNESCO qui présentait les menaces qui pèsent sur les ressources en eau,  et les initiatives pour les surmonter  et aussi les défis liés à son opérationnalisation;  le processus de planification de GIRE au Cameroun et élaboration des Plans GIRE ; les défis de la mise en œuvre de GIRE ; le développement des outils  et indicateurs de mise en œuvre de GIRE ; analyse et catégorisation des acteurs et la mise en place de plateforme GIRE, d’après l’expérience de l’UICN.

Ces différents exposés ont permis aux participants  de se mettre tous au même niveau d’informations sur l’hydrologie et l’hydrogéologie du Cameroun et ceci aux travers le programme hydrologique international (PHI) de l’Unesco et de comprendre les impacts du changement climatique sur les ressources en eau d’une part d’être capables de produire, collecter  et analyser des données hydrométriques  et de se servir de ces données et outils/indicateurs (MERQURE) pour faire le suivi-évaluation quantitatif des ressources en eau  de surface et souterraines, d’autre part.

Aussi, ces présentations ont facilité la compréhension du niveau de la mise en œuvre GIRE au Cameroun et du processus de finalisation du PANGIRE et du processus d’élaboration de la politique nationale de l’eau en cours.

Des visites de la station de traitement d’eau d’Akomnyada, de la Camerounaise Des Eaux (CDE) et de la station hydrométrique du Pont de Nyong du Service d’Observatoire (SO) du bassin versant expérimental  ont constitué les temps forts de cette rencontre. Puisque les participants ont passé de la théorie aux cas pratiques

Elles ont permis aux participants de comprendre les étapes du traitement classique d’eau adapté aux pays en voie de développement et aussi comment les données hydrométriques sont produites, collectées et traitées  dans le cadre de gestion, du suivi-évaluation des ressources en eau dans le contexte de changement climatique.

A l’issue des travaux, les participants ont compris que la mise en œuvre de la GIRE nécessite de l’investissement humain, du temps, des ressources financières  et surtout l’endossement des institutions nationales de mise en œuvre. Poursuivant, les données hydrométriques sont importantes pour l’évaluation quantitative et qualificative des ressources en eau.

 

Le Représentant résident de l’UNESCO Yaoundé, M. Loitéohin Félix YE venu pour la clôture de l’atelier a témoigné sa reconnaissance pour le travail accompli dans la gestion des ressources en eau et a  mis en exergue l’importance  des ressources en eau. « L’eau et la terre constituent les deux éléments essentiels de notre existence. Mais parfois sans l’eau, la terre même refuse d’être nourricière. C’est pour cela que l’eau est la chose la plus importante » a-t-il souligné.

Recommandations :

  • Continuer le plaidoyer auprès au gouvernement pour la création des comités nationaux et des points focuax pour le Programme Hydrologique International (PHI) de l’Unesco en vue de  son opérationnalisation au Cameroun;
  • Explorer les possibilités de faire impliquer davantage les Organisations de la Société Civile (OSC) dans le processus GIRE du Cameroun;
  • Associer les parties prenantes au processus en cours d’élaboration de la politique nationale de l’eau du Cameroun et s’en assurer de l’intégration de la GIRE et du Changement Climatique.