Cette ouverture marque le début d’une série de sessions de dix jours, du 5 au 13 février 2026, réunissant des institutions clés du gouvernement, de la société civile, du milieu universitaire et du secteur privé. Les participants incluent le Comité Technique de la NDA, le Ministère de l’Eau, les services météorologiques ainsi que des représentants des principaux ministères travaillant sur les questions hydriques. Le programme vise à produire un projet de feuille de route nationale pour le Programme d’Investissement dans l’Eau, à renforcer la compréhension des Lignes directrices de l’UA pour les CRWIP, et à améliorer les compétences techniques nécessaires pour la préparation de projets GCF, l’élaboration de justifications climatiques, l’intégration du genre et de l’inclusion sociale (GEDSI), ainsi que les sauvegardes environnementales et sociales (ESS).

Le Vice‑ministre appelle à une collaboration renforcée et à un leadership national
Prenant la parole lors du lancement, Hon. Francis Alpha Kallon, Vice‑ministre de l’Eau et de l’Assainissement, a souligné l’engagement du gouvernement en faveur de la sécurité hydrique et de la résilience climatique :
« Cet atelier constitue une étape importante dans les efforts de la Sierra Leone pour garantir des investissements durables dans le secteur de l’eau. Les effets du changement climatique sont déjà visibles dans nos communautés, et renforcer la résilience du secteur hydrique est une priorité nationale. Nous saluons le soutien du GWP, de l’Union africaine et de nos partenaires, mais nous réaffirmons également que la Sierra Leone doit diriger ce processus avec une coordination efficace, une appropriation nationale et une collaboration entre tous les secteurs. »
Il a ajouté que les résultats issus de cet atelier contribueront directement à l’agenda national de développement du pays.
Le GWP réaffirme son engagement à soutenir les ambitions climatiques de la Sierra Leone
Au nom du Global Water Partnership, Sidi Coulibaly, Chargé de la Communication et de la Gestion des Connaissances du GWP Afrique de l’Ouest (GWP-AO), a souligné l’importance de cet atelier pour accélérer les investissements résilients au climat :
« Ce programme démontre l’engagement fort de la Sierra Leone à bâtir un secteur de l’eau résilient au climat et à combler le fossé d’investissement. À travers le soutien de l’UA–GCF Readiness et le Programme Africain d’Investissement dans l’Eau, le GWP est fier d’accompagner le pays dans le développement d’un Programme d’Investissement dans l’Eau robuste et dans le renforcement de ses capacités à accéder au financement climatique. »
Il a ajouté :
« Notre travail collectif au cours des prochains jours — renforcer la justification climatique, cartographier les parties prenantes, affiner les idées de projets et améliorer la compréhension des cadres du GCF — posera les bases d’investissements transformateurs, pilotés par le pays. Le GWP reste pleinement engagé à soutenir la Sierra Leone dans la construction d’un avenir hydrique inclusif et durable. ».

Contexte
L’atelier s’inscrit dans le cadre du Projet Multinational de Préparation (Readiness) au Fonds Vert pour le Climat (GCF) de l’Union africaine et du Programme Africain d’Investissement dans l’Eau (AIP), une initiative soutenant 15 États membres de l’UA dans le développement de Programmes d’Investissement dans l’Eau Résilients au Climat (CRWIP) et dans l’accès au financement climatique. Ce projet est ancré dans l’Africa Water Investment Programme (AIP), adopté par les Chefs d’État africains en 2021, visant à combler le déficit d’investissement hydrique sur le continent et à accélérer les progrès vers une sécurité hydrique et une résilience climatique renforcées.
L’initiative complète également des mécanismes continentaux tels que le Tableau de Bord AIP–PIDA pour les Investissements dans l’Eau, qui aide les pays à suivre leurs progrès et à identifier les goulots d’étranglement, ainsi que l’initiative Blue Africa pour la Gestion des Eaux Transfrontalières, soutenue par l’Union européenne, visant à renforcer la gouvernance hydrique résiliente au climat. Ensemble, ces interventions aident les pays — y compris la Sierra Leone — à élaborer des programmes hydriques solides, bancables et alignés sur les exigences du financement climatique international.

